Nous observons qu'une certaine confusion entre laisser-aller,
laxisme, renoncement, confort et liberté dans la société,
la famille, l'école, entrave le développement de
la responsabilité. Ce qui débouche bien souvent
sur des attitudes du type :
"Je fais ce dont j'ai envie, ce qui est agréable et
le reste, les autres n'ont qu'à s'en occuper, d'ailleurs,
s'il y a tant de choses embêtantes à faire, c'est
de leur faute. "
Cela ne nous satisfait pas. Car si nous sommes résolument
adversaires des contraintes arbitraires, nous
pensons qu'il est fondamental d'être responsable de soi,
de ses sentiments, de ses paroles, de ses actes et d'être
coresponsable de ce que l'on partage avec d'autres, c'est-à-dire
d'assumer chaque situation dans sa complexité, dans sa
totalité, donc aussi avec ses aspects pénibles ou
difficiles.
